Dans les Alpes-Maritimes une femme retrouvée morte.

Une femme tuée dans les Alpes-Maritimes, 100e féminicide de 2019 en France dénoncé par le collectif #NousToutes - Rue de l'info

100e féminicide de 2019 en France dénoncé par le collectif #NousToutes

A Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes à quelques jours du premier Grenelle sur les violences conjugales, le 100e féminicide a eu lieu ce week-end en France.

Une femme a été découverte morte samedi peu avant 13 heures, à proximité de la gare, confirme la Direction départementale de la sûreté publique (DDSP), en charge de l’enquête. C’est un riverain qui a donné l’alerte à la police, croyant avoir aperçu un pied dépasser d’un tas d’ordures.

Un jeune homme de 19 ans a été le témoin de l’agression meurtrière survenue dans la nuit de vendredi à samedi. Il a tenté de s’interposer, mais l’agresseur “m’a menacé de me planter et m’a même dit qu’il avait un gun”, affirme-t-il.

Appelés en renfort, les policiers se déplacent et constatent sur place qu’il n’y a rien à signaler. Ce n’est que bien plus tard que le cadavre d’une femme est découvert, dissimulé sous des branchages et une couette. Le visage de la victime est tuméfié et son corps est recouvert d’ecchymoses, rendant difficile son identification.

Pour autant, les policiers estiment qu’il s’agit d’une jeune femme de 21 ans, dont le père avait signalé la disparition. Son compagnon, âgé de 26 ans, a été interpellé dimanche en début d’après-midi et placé en garde à vue, indique le parquet de Grasse. “Il semble correspondre aux images des caméras de vidéo-surveillance de la ville, sur lesquelles on le voit se disputer avec la victime”, assure le parquet de Grasse. L’interpellation a eu lieu grâce à des recoupements entre l’exploitation des images de vidéosurveillance et divers témoins, dont certains ont entendu la victime dire “Je te quitte” à son agresseur.

Le collectif féministe #NousToutes organise dimanche soir à Paris un rassemblement pour dénoncer ce 100e féminicide de l’année, alors que s’ouvre mardi le « Grenelle » destiné à lutter contre les violences conjugales. En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l’Intérieur.

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