Camille Millian : Interview Exclusive [Siddhartha l’Opéra Rock]

Aujourd’hui nous avons eu la chance de nous entretenir avec un des personnages importants du spectacle Siddhartha l’Opéra Rock de David Clément-Bayard. Après une présentation de l’artiste à la voix puissante et sensuelle dans notre page spéciale dédiée à cette comédie musicale, Camille Millian a eu la gentillesse de répondre aux questions Rue de l’info !

Avant de la découvrir au Palais des Sports de Paris avec le reste de la troupe du 26 Novembre au 5 janvier, voici une interview exclusive !

De quelle ville es-tu originaire ?

Je suis originaire de Lons-le-Saunier, dans le Jura en Bourgogne Franche-Comté.
Lons-le-Saunier est la ville où est né Rouget de Lisle.

Depuis quand chantes-tu ?

Je chante depuis ma plus tendre enfance. A l’âge de 7 ans alors que je passais des vacances dans le sud de la France, j’ai participé à un Karaoké et cela a été une révélation.

Quelles sont tes influences musicales ? Il y a un chanteur ou une chanteuse, un groupe qui t’as donné envie de faire ce métier ?

Ma culture musicale est très éclectique, j’aime autant le pop rock, que la musique électronique, le reggae, le rap, le hip hop, la trip hop, le jazz, le blues, la house, la musique éthnique, classique ou encore métal…

J’écoute des artistes comme Hans Zimmer, Fiona Apple, Sigur Ros, Groundation, Etta James, Yann Tiersen, Otis Redding, Portishead, Toumani Diabaté, Hindi Zahra, Tiken Jah Fakoly, les Rolling Stones, The Doors, Patti Smit, Laura Pausini, France Gall, Janis Joplin, Ben Harper, Buena Vista Social Club, Shpongle, Amy Winehouse, James Brown, Melody Gardot, Dusty Springfield, Foo Fighters, Nina Simone, Björk, Selah Sue, Nneka, Cesaria Evora, Major Laser, Ruelle, Rilès, Woodkid, MagnusTheMagnus, des ballades Africaines, et pas mal de Mantras.

Comment en-es-tu venu à rejoindre la troupe de Siddhartha L’Opéra Rock ?

Après mes études aux Beaux-Arts, je me suis remise à la recherche de castings.
Le thème du spectacle m’a tout de suite interpellée.
Effectivement, en 2014 j’ai été invitée par l’Ambassade de France au Bangladesh dans le cadre d’une résidence artistique à l’Alliance Française de Chittagong.
J’ai été plongée dans une culture tout à fait différente de la notre en Occident pendant plusieurs semaines et cela a bouleversé ma vie. Dans le cadre de mon travail artistique, j’ai toujours questionné les notions d’interprétations, de langages, de sacralisation/désacralisation, de transformation ou encore de spiritualité. Ce voyage m’a permise d’appréhender « l’Autre » différemment.  L’Autre « côté », l’Autre « personnalité, l’Autre « culture », l’Autre « façon de faire », l’Autre « repas », l’Autre « regard », l’Autre « notion de respect », l’Autre « foi», l’Autre aux pluriels.

Tu vas jouer Ambapali , un personnage clé du spectacle, Peux-tu nous en dire plus sur elle ?

Ambapali est une Courtisane Royale. Elle incarne la féminité. La fragilité et la force à la fois.
Elle représente également le symbole de l’une des plus vieille activité au monde.
La prostitution se pratiquait déjà à l’époque antique.

Selon moi, le personnage d’Ambapali incarne très bien la femme actuelle, elle évoque bien ce que l’on peut ressentir lorsque nous sommes confrontés à l’incertitude d’une relation et à ce que cela peut engendrer. Un désordre psychique et psychologique. Les doutes, les peurs liés aux désirs que l’on éprouve envers l’autre se manifestent et peuvent nous faire perdre le contrôle.

Notre amour propre alors s’évapore et se noie dans un tourbillon d’émotions.
Ce n’est pas parce une femme plaît à un homme ou parce que son métier se rapporte au domaine de la sexualité que l’homme peut se permettre de la considérer comme un objet du désir et cela, Ambapali l’a tout à fait compris.
Ambapali et en quelque sorte une Carmen.

Elle doute, se méfie de l’homme qui lui fait la cour. C’est en réalité elle qui maîtrise la situation et qui va croiser le regard de Bouddha interprété par INCA (Fabien Incardona) avant de comprendre que les événements entre elle et Yasa Vanar interprété par Julien Arcuri peuvent prendre une tout autre tournure…

Comment te-sens tu dans la troupe ? Pas trop de stress ? car le départ du spectacle approche …

J’ai une énergie débordante et je n’ai qu’une hâte, évoluer humainement et professionnellement, me dépasser afin d’incarner au mieux le fabuleux personnage d’Ambapali. Alors oui, je doute et j’ai peur parfois et c’est aussi ce qui me donne la force de garder le cap pour avancer et donner le meilleur de moi-même.

As-tu une anecdote que tu voudrais partager avec nos internautes concernant le spectacle ?

“Une fois sur le tableau de “Combien ton amour” alors que nous nous préparions avec Julien à entrer sur scène et que la technique terminait de nous installer, une des lattes du lit c’est cassée, un souvenir plutôt caucasse après coup bien que sur le moment notre objectif fut de rester concentré et de s’adapter à la situation comme si de rien était ! “

As-tu des projets pour 2020 et peux-tu nous en parler ?

2020 sera tout d’abord je l’espère la continuité du projet Siddhartha l’Opéra Rock.
Peut-être aurons-nous l’occasion de partir en tournée en dehors de Paris.
Ensuite, j’aimerais trouver une aide artistique et financière afin de réaliser mon album.
J’écris, je compose certaines de mes mélodies et je souhaite collaborer avec des professionnels afin de concrétiser mon projet.
A côté de cela, j’aimerais poursuivre mes voyages et pourquoi pas réaliser de nouveaux projets artistiques à des fins humanitaires et/ou culturels.

MERCI CAMILLE POUR TES REPONSES ET DE TA GENTILLESSE !

Merci Rue de l’info, on se verra au spectacle !

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